AGOA : Les Etats-Unis annoncent l’exclusion du Burkina-Faso

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Joe Biden

Les Etats-Unis ont décidé de retirer le Burkina-Faso de l’accord d’échange commercial dénommé AGOA. La décision a été annoncée le mercredi 2 novembre 2022 par la Maison-Blanche et prendra effet à compter du 1er janvier 2023. Cette dernière justifie cette exclusion par la succession de coups d’Etat dont le pays est le théâtre, notamment en 2022.

En effet, le Président Joe Biden explique, dans une lettre envoyée au Congrès des Etats-Unis, que « J’ai pris cette décision car j’ai déterminé que le gouvernement du Burkina Faso n’a pas mis en place, ou fait des progrès continus en vue d’établir, le respect de l’Etat de droit et du pluralisme politique ».

L’African Growth Opportunities Act (AGOA) est un accord de coopération économique et commerciale entre les Etats-Unis et le continent africain. Mis en place en mai 2000, son objectif est de faciliter les exportations africaines, des produits éligibles, vers les Etats-Unis pour soutenir le développement économique.

Mais, la liste des pays bénéficiaires de cet accord est révisée chaque année et pour y figurer, les pays membres doivent respecter certains préalables. Parmi ces préalables figurent entre autres, le respect des droits humains, la bonne gouvernance ou encore la protection des travailleurs.

Pour espérer revenir dans la liste des pays membres de l’accord, le Burkina Faso devra « prendre les décisions nécessaires pour répondre aux conditions de l’accord et au retour de la démocratie », a indiqué l’ambassadrice américaine au commerce, Katherine Tai, dans un communiqué. Tout en précisant que « Je vais fournir au Burkina Faso une feuille de route claire leur permettant de réintégrer le programme et notre administration va travailler avec eux afin d’y parvenir ».

Il faut noter que trois autres pays africains, notamment l’Ethiopie, le Mali et la Guinée, avaient été exclus du programme, en début d’année. Toujours selon Washington, cette décision résultait des actions prises par ces trois gouvernements et qui violaient les principes de l’AGOA.