Les acteurs culturels du Togo expriment leur vision du monde de 2045.

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Les acteurs culturels du Togo ont échangé autour du thème «Place et rôle des industries culturelles et création dans le monde de demain», le samedi 12 septembre 2020 au centre culturel Level à Lomé.

« La priorité mondiale passe par la façon dont  nous prenons  en compte les question culturelles. Nous devons discuter ensemble et être sûrs qu’aujourd’hui nous posons les bases pour un monde meilleur pour nous et pour les générations à venir » a affirmé Sîm-Yassah Awilêlo Badjo, Chargé de partenariat et du financement du développement SNU-Togo.

Le constat est clair, le secteur culturel a toujours relégué au second plan dans la prise de décisions et dans la mise en place des  stratégies et des politiques de développement. Pour surmonter cette situation, recadrer  le secteur est d’une grande importance.

« Il est question de recadrer les information que nous véhiculons sur nos médias. Aujourd’hui, nous avons une certaine facilité à passer  n’importe quelle information sur nos médias. Il est temps que cette liberté soit réglementée. C’est ce que nous créons aujourd’hui qui fera le monde de demain. Il nous faut prendre des décisions pour nous attendre à un résultat connu d’avance  ». a souligné  Noel Koffi Ségla Olougbegnon, cinéaste

 Pour Dick Mawuto, Responsable du Centre Culturel LEVEL « Il faudrait que les arts et la culture à travers les médias nous produisent des contenus pour nous divertir sainement en passant des informations et en  contribuant à notre formation. Nous devons imaginer un monde où les arts et la culture  occupent pleinement leur rôle  et déploient pleinement leur potentialité » a-t-il précisé.

Se former et fonder une base économique pour valoriser les artistes togolais demeure l’autre défi que le secteur culturel doit relever. 

« Les artistes Togolais  ne vivent pas de leur métier puisque nous n’avons pas développé la culture sur le plan économique. Pour Celui qui consomme la musique, c’est du divertissement.  Mais pour celui qui la produit, c’est un travail. J’usqu’alors, nous n’avons pas réussi à l’inculquer aux acteurs culturels. Et Il y a une part de responsabilité des politiques. Que  dans les 25 années à venir, les financements du secteur culturel servent à l’éveil des consciences pour orienter la génération future dans le sens du travail plutôt que dans le sens de l’éternel artistique».  Tamandja Hakim Toutou, Acteur culturel.

Pour Modeste Teko, acteur culturel, « Une chose est d’être acteur culturel et une autre est de se faire former et d’avoir les compétences qu’il faut. Il faut se faire former. Après la formation, nous penserons les mêmes choses, nous aurons les mêmes idées et nous pouvons former une synergie pour revendiquer les mêmes droits ». a-t-il proposé

Cette rencontre à réuni des cinéastes, musiciens, acteurs, slameurs, et graffeurs. Elle s’inscrit dans le cadre des 75 ans des nations unies, afin de mieux planifier les années à venir. Une organisation qui travaille depuis 75 ans pour la valorisation et le développement de l’art et de la culture dans le monde entier.

Yolande Sokpoh, Stagiaire