15 April 2024
#Actualité #Politique

Décès de l’opposant Gabriel Messan Agbeyome Kodjo.

Gabriel Messan Agbeyome Kodjo, une figure politique du Togo, est décédé, dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 mars 2024, à l’âge de 70 ans. Ancien Premier ministre et candidat à l’élection présidentielle de 2020, sa mort en exil jette une ombre sur un paysage politique déjà marqué par des tensions et des controverses.

Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux et confirmées par des proches, Agbeyome Kodjo aurait été victime d’une crise samedi, ce qui l’a conduit à être admis à l’hôpital où il a rendu son dernier souffle tôt dimanche matin.

Le triste décès de Gabriel Messan Agbeyome Kodjo survient quelques semaines seulement après le décès de Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, plongeant une fois de plus le pays dans la tristesse et la consternation. Agbeyome Kodjo avait été contraint à l’exil après l’élection présidentielle de 2020, où il avait affirmé être le président élu, contestant ainsi les résultats officiels qui le plaçaient en deuxième position derrière Faure Gnassingbé.

Né le 12 octobre 1954, Messan Agbeyome Kodjo avait une riche carrière politique. Ancien Premier ministre sous le règne de Gnassingbé Eyadèma de 2000 à 2002, il a également occupé des postes ministériels et institutionnels importants. Son engagement politique s’est poursuivi à travers des défections et la fondation de partis, reflétant ses convictions et ses aspirations démocratiques.

Après des années d’exil et de disputes politiques, Messan Agbeyome Kodjo a fondé son propre parti politique en 2008, l’Organisation pour la Construction de l’Unité au Togo (OBUTS), rebaptisé plus tard le Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD). Sa candidature à l’élection présidentielle de 2020 a cristallisé les tensions politiques au Togo, mettant en lumière les divisions persistantes et les défis démocratiques dans le pays.

Malgré son départ prématuré, Messan Agbeyome Kodjo laisse derrière lui un héritage politique important, marqué par son engagement en faveur de la démocratie et du développement au Togo. Son décès soulève maintenant des questions sur l’avenir politique du pays et sur la consolidation des institutions démocratiques dans un contexte toujours aussi complexe.