Médecines moderne et traditionnelle ensemble contre la COVID-19

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Le comité ad hoc pour la riposte contre le Covid-19 a demandé à tous les praticiens de la médecine traditionnelle de soumettre des idées et produits contre le virus en vue d’une évaluation scientifique.    

Des tests de formulation à base de plantes et/ou de molécules efficaces et actives sur le Covid-19 devront être effectués dans le cadre de cette collaboration inédite au Togo.  

« Cette maladie nous a montré qu’on est très vulnérable et qu’il ne suffit pas d’être chercheur dans son coin, il faut la collaboration. Et là aujourd’hui, nous avons les chercheurs conventionnels, les chercheurs traditionnels, des praticiens cliniciens, tout le monde qui veut se mettre ensemble pour trouver une solution. Ça c’est vraiment l’idéal », a confié  le professeur Komi Kokou, président du comité ad hoc. 


« Et c’est ce que nous devons cultiver en matière de recherche. Je crois que le Covid, c’est malheureux mais en même temps, cette maladie, nous a montré la voie à suivre pour pouvoir travailler ensemble pour le bien de la communauté », a-t-il ajouté.  

 Le dépôt d’un produit, d’une formule se fait sur la base du volontariat, gratuit, sans contreparties.  Chaque promoteur est tenu de soumettre trois échantillons  par formulations ou molécules.  
Les praticiens de la médecine traditionnelle apprécient cette collaboration.  

« Ensemble avec les chercheurs, on va analyser ces savoirs et s’il y a d’autres tests à faire sur ces savoirs, et au final, ils sortiront des solutions, des recettes ou des produits miracles », témoigne Aba Eklou Abatévi, phytothérapeute et homéopathe.  Il croit en la coopération de différents praticiens pour vaincre le coronavirus. 

 « Je crois qu’avec une mixité médicale, nous allons vaincre le Covid-19 et c’est la médecine qui en sortira renforcée et la population entière se réjouira ».  

 Les résultats des formulations soumises sont très attendus au Togo, pays où la médecine traditionnelle a obtenu sa reconnaissance officielle par le parlement en novembre 2000.