Prévention de l’extrémisme violent au nord du Togo

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Vue de la table d'honneur Crédits: US Embassy Lomé

Le Togo veut prévenir l’extrémisme violent dans sa région frontalière avec le Burkina Faso. Dénommée la région des Savanes, elle est considérée comme étant la plus pauvre du Togo. 

Les Etats-Unis financent sur place des actions sociales destinées à prévenir l’implantation des mouvements djihadistes.

Les populations de cette région vivent dans des conditions souvent difficiles, ce qui est parfois source de frustration et de conflit au sein des communautés. Pour cet habitant de Dapaong, la transhumance est une source de conflit dans la zone. 

« Quand on prend la terre aux paysans pour laisser passer des animaux, ça peut être des sources de conflits violents entre population agricole et population d’éleveurs » 

Ces conflits peuvent déboucher sur des violences et la tension entre les communautés facilite l’implantation de mouvements extrémistes. Ces mouvements pourront être source d’actes terroristes.

Isabelle Napo, habitante de la région préconise une lutte globale contre la pauvreté pour y faire face.

« Effectivement, la résolution des difficultés  tel que la pauverté, tel que le chômage, serait des solutions durable pour empêcher les jeunes surtout de s’aventurer dans ces genres d’activités »

Elle fait allusion à l’extrémisme violents, aux actes terroristes. 

Et c’est ce qui a justifié l’organisation à Dapaong d’une conférence sur la prévention de l’extrémisme par la cohésion sociale. Celle-ci a permis de recenser les potentielles sources de conflit dans la région des Savanes. 

Eric Stromayer, Ambassadeur des Etats unis au Togo, co-organisateur. 

« Toute la société doit être impliquée dans l’effort de créer une cohésion sociale, une vraie réponse à la menace qui est là dans la sous-région. Nous les américains sommes aussi saisis avec cette inquiétude et ça sera à travers une cohésion sociale qui implique tous et toutes afin qu’aujourd’hui ensemble et ici, on puisse dire non à l’extrémisme violent ». 

Il estime que la meilleure réponse au problème réside dans la prévention. Cette prévention devra passer par  une dynamique de collaboration entre les forces de l’ordre et les populations, soutient également Yark Damehane, ministre togolais de la sécurité

« Notre sous-région est en proie depuis quelques années à une insécurité criante .

Notre pays veut anticiper sur les risques d’extrémisme violent. en quoi faisant ? En posant les problèmes tel que cela se présente sur le terrain. Qu’est ce qu’il faut faut faire pour éviter que nos populations basculent vers l’extrémisme violent? Il faut prévenir».

Il a indiqué que le gouvernement togolais a mis en place un comité  interministérielle pour travailler avec la population pour apporter des des solutions immédiates aux problèmes urgents.